• Nathanaël

Comment bien déguster le vin ?

Dernière mise à jour : mars 10

Comment bien déguster un vin ?


Le constat est clair et réjouissant, en France de nombreuses personnes apprécient boire du vin, cependant êtes-vous sûrs de connaître les étapes de la dégustation pour encore mieux savourer ce divin breuvage ?


Le sujet a été maintes fois traité mais il est bon de revenir de temps en temps sur les bases, le premier principe de toutes dégustations est le verre à vin. Pour ce dernier nous choisirons pour la majorité des vins un verre dont le buvant est plus resserré que l’épaule, évitez impérativement les gobelets et verres à whisky.

Une fois votre verre à vin équipé et tenu par le pied vous pouvez verser le précieux liquide, la première étape consistera à observer la couleur de votre vin. Cette dernière vous apportera des informations précises, vous remarquerez rapidement que la couleur peut être différente sur les bords du verre et au milieu du ballon ce qui est relatif à la profondeur du liquide à cet endroit-là. Pour bien décrire la couleur il faut verser une quantité suffisante du vin, les doses de dégustation minimum étant autour de 4 à 6 cl.


En fonction du type de vin, blanc, rouge ou rosé les informations tirées de la couleur seront différentes. Ainsi pour un vin blanc la couleur vous renseignera sur l’âge du vin : plus le vin vieillit plus sa couleur s’oxydera et adoptera des tons plus foncés, les différents cépages et l’extraction sont également responsable de la couleur. La couleur la plus commune pour les vins blancs est jaune citron, certains vins comme le muscadet ou le cépage Sauvignon seront typiques d’une couleur citron et avec des nuances tirant sur le vert. Au contraire des vins ayant vieilli et donc ayant subi l’oxydation qui est un contact avec l’oxygène seront plus foncé virant à l’ambre voire au marron pour certains types de vins très particuliers. Nous décrirons plus tard les principes de couleur pour les vins rouges et rosés qui nous permettrons de croiser avec d’autres thèmes du vin.


Pour revenir aux étapes de la dégustation, la seconde consiste à humer votre vin, il est d’usage de mettre son verre au niveau du menton pour avoir le premier nez qui consiste à l’analyse des arômes les plus volatiles et donc que nous sentirons en premier. Ensuite on peut faire tourner délicatement son verre pour oxygéner son vin et libérer plus d’arômes et mettre littéralement son nez dans son verre pour poursuivre l’analyse.


Alors là ce sera l’explosion des senteurs et il est plus facile de se concentrer sur un arôme à la fois puis de passer au suivant pour une analyse plus détaillé des éléments olfactifs du vin. Il est clair que cette partie doit garder un caractère très présent et ce sera pour vous l’occasion de traverser un sous-bois après une pluie d’automne ou bien de traverser un verger aux premières fleurs du printemps. Si toutefois l’expérience se déclarait déplaisante il est très probable que le vin est porteur d’un défaut qui peut lui donner des senteurs de choux cuits ou bien de souffre, nous détaillerons ces arômes et leurs raisons lors d’une autre explication.


La dernière et troisième étape de la dégustation est la plus salivante puisqu’il s’agit de goûter le vin, il est appréciable de « grumer » le vin, action qui consiste à inspirer un peu d’air en faisant tourner la gorgée dans sa bouche. Cela permet que le liquide touche l’entièreté du palais et le maximum de récepteurs gustatifs sur la langue, l’intérieur des joues, et les gencives. Une fois le vin goûté, des arômes vont être identifiables souvent similaire à ceux analysés à la deuxième étape par le principe de rétro-olfaction. Outre les arômes, goûter le vin vous permettra également d’en analyser la texture (tannins, acidité, intensité etc.).


Vous voilà désormais en mesure de goûter de la meilleur manière le vin, n’hésitez pas à partager à vos amis ces étapes et à organiser des dégustations !


A la prochaine explication chez Vins Francs !


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